Tout est bien qui se finit bien au Cambodge !

J’ai visité plusieurs pays dans ma vie et j’ai toujours été émerveillée, j’ai toujours eu des étoiles dans les yeux et les papillons de la découverte.  Tous les voyageurs comprendront ce à quoi je fais référence. Le voyage m’anime, il me tient en vie. Mais voilà qu’il y a quelques semaines, j’ai eu un coup de masse en arrivant dans un pays.  Cela ne m’était jamais arrivé, JAMAIS! Tsé quand tu as le dégoût d’un endroit, que tu n’arrives pas à voir le beau côté? Ben c’est ça qui m’est arrivé lorsque je suis arrivée au Cambodge.

Faut dire que nous sommes arrivés dans la ville de Kampot après avoir passé un mois au Vietnam.  Méchant contraste! C’est poussiéreux, partout. Le marché local pue et le tourisme sexuel bat son plein.  Ça m’a dégoûté. Tout ceci y est probablement pour beaucoup dans mon appréciation de la ville mais bon, je ne peux passer par-dessus, c’est plus fort que moi.

Même après quatre jours, on en aurait pris encore plus !

 S’en suivra la douceur des îles Koh Rong et Koh Rong Samloem qui m’apaisent et me redonneront un bien-être bien trop éphémère.  Le “pot” étant présent à outrance, cela vient ternir un peu mon petit bonheur. J’me fous un peu que quelqu’un fume un joint à côté de moi, mais sérieux, à 7:00 am alors que je déjeune avec mes enfants, je vais te dire que je trouve ça moyen… Bref, même si j’adore la vie des îles, leur côté “easy going”, je dois t’avouer que je suis repartie de là contented’y avoir séjourné, mais sans, encore une fois , avoir eu de papillons.

Ça commence bien une journée ça !

Ensuite la visite des villes de Phnom Penh avec son musée du génocide et de Siem Reap avec la visite des temples.  Deux plus grandes villes avec leurs attraits, leurs charmes, mais encore une fois, les papillons manquent à l’appel!  Mais que se passe-t-il?!! Que me manque-t-il pour que je n’arrive pas à être sous le charme du Cambodge?

Premier couché de soleil à notre arrivée !

Ce n’est qu’à notre arrivée à Banlung que j’ai compris ce qui me manquait : la culture locale, la rencontre des gens de la place, pas des touristes venus s’installer.  C’est en rencontrant Phutea, notre hôte, qui tient son guesthouse (Le Family guesthouse) sur une colline donnant droit à de magnifiques couchers de soleil que j’ai été séduite.  Il nous a parlé de lui, de sa famille, de sa vie.

Lors de notre première journée, nous avons visité les chutes Cha Ong et celles de Kachanh et fini notre journée dans le lac Yeak afin de s’y rafraîchir.  L’eau verte turquoise est super. Trois quais longent les rives à partir desquels il est possible de se lancer à l’eau.

Les chutes Cha Ong à Banlung

Puthea nous a proposé un trek dans la jungle avec mon deuxième coup de cœur, notre guide Bun Tha.  C’est à partir de ce moment que l’aventure venait de commencer.

En barque avec notre guide Bun Tha

Nous avons quitté le guesthouse en tuk-tuk pour un trajet de 1 heure afin de rejoindre la rivière Tonle San.  Ensuite, nous avons fait 45 minutes de bateau avant de rejoindre Mr. Long notre ranger qui nous conduirait dans la jungle pendant ces deux jours.  À partir de ce moment, nous avons marché durant environ 4 heures afin de rejoindre notre campement. L’endroit est idyllique. Une chute tombe du haut de la paroi rocheuse.  Nous nous sommes baignés dans le bassin d’eau froide. Ça fait du bien, car à 40 degrés humide de la jungle, laisse-moi te dire qu’on en a sué un coup. Et le pire, c’est que la journée était nuageuse et moins chaude.

Notre souper cuisant à l’intérieur de ce morceau de bambou coupé sur la route

S’en est suivi un souper préparé par nos deux cambodgiens.  Au menu tartare de bœuf à la citronnelle et à la lime ainsi que la fameuse “bamboo soup”.  Une soupe composée de plusieurs légumes: courge, haricots, aubergine, de porc ainsi que de divers épices cuit à l’intérieur d’un bambou… un vrai délice!  Rien de moins! Nous avons eu beaucoup de plaisir à discuter autour d’une chandelle en délectant ce bon repas et en sirotant de la “happy water” (alcool de riz). Chuy Muy (santé) tout le monde!

Une nuit dans un hamac, assez particulier !

Vers 18:30, la noirceur s’étant bien installée , les garçons ont décidé d’aller se coucher.  Et oui! À 19:00 ça ronflait allègrement. De notre côté, le coucher se fit aux alentours de 20:00.  Vaut mieux tôt que trop tard puisque Le Soleil se lève aux alentours de 5:30… C’est bien installés au creux de nos hamacs, sous un petit toit de tôle que nous nous sommes endormis.  Laisse-moi te dire que Le cris des animaux, le ruissellement de l’eau n’ont pas tardé à faire effet. Nous étions au pays de Morphée.

Le lendemain matin 6:30, nous étions prêts à amorcer cette nouvelle journée.  Petite sauvette pour moi avant le petit-déjeuner. Notre guide nous avait préparé des omelettes aux tomates avec pain baguettes grillés.  8:00 c’était le départ du trekking de la journée. Aucun nuage à l’horizon, cela en sera une chaude!!!

En route, Bun Tha nous a appris tout plein de choses toutes plus intéressantes les unes que les autres.  Savais-tu que…?

un nid de fourmis rouges, succulent 

Les fourmis rouges replient des feuilles sur elles-mêmes afin de les assembler et de s’en faire un abri.  De plus, ces dernières sont comestibles. Oui! Oui! Elles ont un goût vraiment citronné! C’est pas des farces.

Parlant de manger, nous avons aussi goûté à des” sour leafs”, plante au goût, tu auras deviné j’en suis certaine, sur.

Il existe un arbre que les minorités ethniques utilisent en cas de malaria: le Sroba (malaria tree).  L’écorce est de couleur rouge et l’infuser dans l’eau afin d’arrêter les diarrhées liées à la maladie.

Jules s’abreuvant à l’aide du water tree !

Il existe le “water tree”.  Lors de la saison sèche, les gens coupent cet arbre et de l’endroit où il a été coupé, de l’eau s’écoule.  Nous nous sommes abreuvés de cet arbre. C’est impressionnant la quantité qui peut en sortir.

Afin d’imperméabiliser leur embarcations, les minorités ethniques utilisent une cire qui provient du “ sap tree burning”. Dans cet arbre ils creusent un trou, puis y mettent le feu durant une heure.  Or la suite, à l’aide de branches, ils éteignent le feu. Après cette étape, s’écoule de l’arbre ladite cire. En plus d’imperméabiliser leurs embarcations, ils s’en servent aussi afin de confectionner des chandelles.

le fameux sap tree

Quatre heures de marche avant d’arriver à la clairière menant au village.  En arrivant à la clairière c’est là où la chasse à la tarentule a commencé.  À la recherche d’un trou dans le sol, nos deux explorateurs nous ont lancé assez rapidement un “you are lucky!”, car ils en avaient trouvé un.  Lucky, lucky, je me demande bien quelle chance j’avais à ce moment-là. Surtout quand je les ai vus sortir la tarentule du trou et bondir par derrière… euh?!? Je suis supposée être rassurée moi là.  

C’est au bout d’un bâton qui l’ont amené sur une souche afin de lui couper ses crochets venimeux. Après ça, “pas de troubles” nous ont-ils dit, “vous pouvez la prendre!” “Non merci! Sans façon, j’essaie d’arrêter!”  

Les deux courageux furent Marco et Édouard. Rien à faire Jules et moi n’avions aucun intérêt pour la bête. Pauvre elle, elle ne se doutait pas qunnplus, elle servirait de hors d’œuvre au dîner.

Non, elle n’est pas imprimée sur le chandail de Marco… c’est une vraie de vraie !

Ben oui toi! C’était pas suffisant de la prendre, il fallait ensuite la manger!  Non non et non! Tu sais moi et les trucs poilus ça fait deux! Encore une fois, les deux courageux se risquèrent. Et, à leur voir la face, j’étais contente de mon choix. La tarentule au BBQ n’aura pas fait fureur chez les Lesperuiz.

Suite à l’arrêt dîner, nous sommes allés visiter le village de minorités ethniques de Corpic Cor qui ont leur propre langue le kacha. Il s’agissait du village de Mr. Long qui est retourné chez lui en arrivant.  Tout au long de la visite, nous en avons appris un peu plus sur leurs habitations sur pilotis, le bois utilisé, la valeur des bêtes élevées et le prix de revente, la culture du riz gluant versus riz à grains long.  Le riz gluant ne demandant pas d’être inondé est plus facile à cultiver durant la saison sèche. De plus, nous sommes allés visiter leur cimetières où on nous a expliqué les rites et coutumes liés à l’enterrement des gens.  Ce fut vraiment une visite des plus instructives.

C’est le cœur gonflé, et la tête plein de nouvelles informations que nous sommes répartis sur notre bateau afin de regagner la rive,repris le tuk-tuk afin d’aller se reposer à notre guesthouse.  Après toutes ces apprentissages et ces émotions, il était clair que je venais d’être conquise par le Cambodge. Le coup de foudre que j’attendais venait de se produire. Qui sait, peut être que j’y reviendrai un jour afin d’en apprendre davantage sur ce pays…

Informations utiles:

  • Depuis Siem Reap nous avons pris un minibus VIP vers Banlung.  Le trajet aura pris 7 heures et nous aura coûté 14$ US par personne.
  • À Banlung nous avons logé au Family guesthouse de Mr. Puthea.  Il nous en coûtait pour y loger 7$US par nuit pour 4, salle de bain privée .
  • Il est possible de déjeuner et souper au guesthouse.  Le déjeuner y coûte 2$US et le souper 2,50$ US. Les portions y sont très généreuses et la nourriture excellente. La femme de Mr Puthea est une excellente cuisinière.
  • Un tour de tuk-tuk de la ville vers les deux chutes et le lac est de 20$ US.  Il est possible de se louer des zézettes pour 6$ US.
  • Il est possible d’aller visiter une mine sur le chemin du lac, mais pour y aller, il vaut mieux être un conducteur de scooter avisé, car les routes sont cahoteuses.
  • Au lac, il est possible de se baigner et, comme partout au Cambodge, les femmes doivent être couvertes par respect au peuple et aux moines.  Cependant, si vous allez au bout du 3e quai, habituellement peu d’habitants. Vont et les moines ne s’y rendent pas, Alors, il est possible de se baigner en maillot (bikini aussi)

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